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Nvidia DLSS : fonctionnement, historique et nouveautés du DLSS 4.5

Nvidia DLSS

Le Deep Learning Super Sampling (DLSS) de Nvidia s’est imposé comme une technologie pivot de l’industrie du jeu vidéo depuis son introduction en 2018. En combinant l’intelligence artificielle et le rendu graphique, il permet de concilier des résolutions élevées avec des fréquences d’images fluides. Avec l’arrivée du DLSS 4.5 et de l’architecture Blackwell en 2026, cette technologie marque une étape importante dans la stabilisation du rendu via les modèles Transformer de seconde génération.

Tableau comparatif des versions Nvidia DLSS

Pour mieux situer les avancées technologiques de Nvidia, voici un comparatif synthétique des trois étapes clés qui ont façonné l’évolution du DLSS jusqu’à sa version 4.5.

VersionInnovation majeureArchitecture recommandéeCœur technologiqueBénéfice principal
DLSS 2.xSuper Resolution (SR)RTX série 20 / 30Réseau neuronal convolutionnelGain de FPS par upscaling intelligent.
DLSS 3.xFrame Generation (FG)RTX série 40IA d’interpolation d’imagesFluidité accrue (CPU-bound).
DLSS 4.5Multi Frame GenerationRTX série 50Modèle Transformer 2e gén.Stabilité d’image et netteté maximale.

Qu’est-ce que le Nvidia DLSS ?

Le DLSS est une technologie de rendu assistée par IA conçue pour optimiser les performances graphiques. Son principe fondamental consiste à calculer une image à une résolution inférieure (par exemple 1080p), puis à utiliser des algorithmes d’apprentissage profond pour reconstruire une image haute définition (comme la 4K).

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Dans certains cas, le résultat obtenu est comparable ou plus stable que le rendu natif avec TAA (Temporal Anti-Aliasing) classique, selon le jeu et le mode sélectionné. Cette approche permet de réduire la charge de calcul sur le GPU tout en préservant la fidélité visuelle.

Évolution historique et introduction du DLSS 4.5

Depuis sa création, le DLSS a connu plusieurs itérations majeures, passant d’un simple upscaling spatial à une reconstruction temporelle complexe :

  • DLSS 1.0 & 2.x : Utilisation d’un réseau neuronal convolutionnel (CNN) optimisé pour améliorer la netteté et la stabilité temporelle.
  • DLSS 3.x : Introduction de la Frame Generation, permettant d’interpoler des images pour booster la fluidité.
  • DLSS 4.5 : Cette version introduit un modèle Transformer de seconde génération, mieux adapté à l’analyse spatio-temporelle complexe.

Le passage aux modèles Transformer permet une « attention globale » sur la scène, réduisant significativement le scintillement (shimmering) et les artefacts de traînées (ghosting) sur les objets fins comme les câbles ou la végétation.

Super Resolution, Multi Frame Generation et Ray Reconstruction : trois briques complémentaires

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Pour bien comprendre le DLSS, il faut distinguer ses trois piliers technologiques souvent confondus :

  • Super Resolution (SR) : Reconstruit une image haute définition à partir d’une base plus basse résolution. C’est le cœur historique du DLSS.
  • Multi Frame Generation (MFG) : Une fonctionnalité distincte de la Super Resolution. Elle ajoute des images intermédiaires synthétiques pour fluidifier le mouvement. Nvidia communique sur des gains pouvant atteindre jusqu’à  dans des scénarios optimisés combinant SR et MFG, mais ces valeurs correspondent à des cas CPU-bound spécifiques et ne représentent pas une moyenne généralisée.
  • Ray Reconstruction (RR) : Remplace les débruiteurs traditionnels par une IA pour améliorer la fidélité des effets de Ray Tracing (reflets, ombres).

Compatibilité GPU : RTX série 50 et générations antérieures

L’accès aux différentes fonctionnalités du DLSS dépend directement de l’architecture matérielle de votre carte graphique.

Génération GPUSuper Resolution (SR)Multi Frame Generation (MFG)Observations
RTX série 50Oui (Optimisé FP8)Oui (Jusqu’à 3 images)Exploite le pipeline FP8 natif pour un coût de calcul minimal.
RTX série 40OuiOui (Frame Gen standard)Excellente gestion globale de la suite technologique.
RTX série 20 / 30OuiNonLa MFG n’est pas activable sur ces générations, même via remplacement manuel des DLL.

Sur les architectures RTX 20 et 30, l’utilisation du modèle Transformer de seconde génération (DLSS 4.5) peut entraîner une augmentation significative de la consommation VRAM en 4K selon le moteur et la scène. Pour ces utilisateurs, le swapping de fichiers DLL reste une option pour bénéficier des gains de netteté de la SR 4.5.

DLSS et stabilité du frametime : au-delà du compteur FPS

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Dans l’analyse des performances, le nombre de FPS (images par seconde) n’est qu’une donnée partielle. Pour obtenir une fluidité réelle, la régularité du frametime (le temps de calcul entre chaque image) est primordiale. L’intégration des modèles Transformer dans le DLSS 4.5 impose une charge de calcul tensoriel complexe qui peut influencer cette régularité.

  • FPS moyen vs Fluidité ressentie : Un compteur affichant 120 FPS peut masquer des micro-saccades si certaines images mettent 8 ms à être calculées et d’autres 25 ms.
  • Impact du modèle Transformer : Étant plus lourd que les anciens réseaux neuronaux, ce modèle sollicite davantage les cœurs Tensor. Sur les cartes plus anciennes, cela peut générer une variabilité du frametime, rendant l’expérience moins stable malgré un gain de netteté.
  • Outils de mesure : Pour valider une configuration, l’usage de logiciels comme MSI Afterburner ou CapFrameX est recommandé afin de visualiser la linéarité de la courbe de rendu.

Latence système et rôle crucial de Nvidia Reflex

La génération d’images, composante du DLSS 4 et 4.5, introduit mécaniquement un délai de traitement puisque le GPU doit analyser plusieurs images avant de produire les frames intermédiaires. Pour maintenir une réactivité acceptable, Nvidia impose l’utilisation de Nvidia Reflex.

  • Synchronisation CPU/GPU : Reflex réduit la file d’attente de rendu, permettant au processeur de transmettre les commandes au GPU de manière synchrone.
  • Mode « On + Boost » : Ce réglage est particulièrement utile avec le DLSS 4.5. Il maintient les fréquences d’horloge du GPU à leur maximum, évitant les chutes de fréquences durant les phases de reconstruction IA les plus lourdes.
  • Compensations des latences : L’activation conjointe de Reflex permet de réduire la latence système et compenser partiellement l’augmentation liée aux traitements IA. Pour les joueurs exigeant une réactivité absolue, la question de l’usage du DLSS en jeux compétitifs reste un sujet de débat technique.

Configuration pratique : optimiser ses réglages

Pour tirer le meilleur parti de la suite DLSS, il est essentiel de comprendre l’impact des différents modes disponibles dans les menus de jeu :

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  1. Mode Qualité : Reconstruit l’image avec une base de pixels élevée. C’est le mode recommandé pour la majorité des joueurs cherchant un rendu comparable au natif.
  2. Mode Équilibré / Performance : Réduit la résolution de base pour augmenter les FPS. À privilégier pour le jeu en 4K sur des cartes de milieu de gamme.
  3. Mode Ultra Performance : À réserver exclusivement à la 8K ou à des situations de secours matériel, car la base de calcul trop faible peut engendrer des artefacts malgré la puissance du modèle Transformer.

Il est également possible de consulter notre test détaillé du DLSS 4.5 pour comparer les gains réels sur des titres comme Cyberpunk 2077 ou Alan Wake II.

Conclusion : une architecture vers l’IA universelle

Le Nvidia DLSS n’est plus une simple « option graphique », mais une couche logicielle fondamentale du rendu moderne. En passant d’un upscaling spatial rudimentaire à une reconstruction spatio-temporelle assistée par des modèles Transformer, Nvidia a transformé la gestion des performances.

Si l’architecture Blackwell (RTX série 50) s’impose comme la solution la plus adaptée grâce au pipeline FP8, la flexibilité du DLSS 4.5 permet à une large partie du parc RTX de rester compétitive. Pour ceux qui s’interrogent sur la pertinence de ces traitements, comprendre pourquoi certains jouent sans DLSS permet de nuancer les bénéfices selon le profil du joueur.


FAQ : Foire aux questions sur le Nvidia DLSS

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Le DLSS 4.5 consomme-t-il plus de VRAM ?

Oui, sur les architectures RTX 20 et 30, l’absence de pipeline FP8 natif peut entraîner une augmentation significative de la consommation VRAM en 4K. L’impact exact dépend de l’optimisation du moteur de jeu.

Peut-on activer la Multi Frame Generation sur une RTX 3080 ?

Non. Cette fonctionnalité dépend de capacités matérielles spécifiques (Optical Flow Accelerator de nouvelle génération) présentes uniquement sur les séries 40 et supérieures. Les séries 20 et 30 bénéficient toutefois des améliorations de la Super Resolution via le modèle Transformer.

Faut-il toujours activer Nvidia Reflex avec le DLSS ?

Il est fortement recommandé de le faire, surtout si vous utilisez la génération d’images, afin de minimiser l’input lag et de stabiliser la réactivité des commandes.

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10 commentaires

    1. Merci pour ton retour, ça nous fait toujours plaisir et ça nous encourage aussi à continuer sur certains sujets.

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