Battlefield V et le Ray Tracing RTX : la révolution graphique tient-elle encore en 2026 ?
Mi-novembre 2018, via un patch DXR dédié, la saga Battlefield franchissait un seuil technologique majeur. Battlefield V (BFV) devenait alors l’un des premiers jeux AAA à intégrer le ray tracing en temps réel via l’API DirectX Raytracing (DXR) de Microsoft. Huit ans plus tard, en 2026, alors que Battlefield 6 a redéfini les standards de l’éclairage hybride, il est essentiel d’analyser froidement l’héritage technique de cette implémentation pionnière et son comportement sur le matériel actuel.
De DXR 1.0 aux techniques hybrides modernes
L’intégration du ray tracing dans Battlefield V en 2018 était une prouesse d’ingénierie, mais elle restait fondamentalement expérimentale. À l’époque, le moteur Frostbite se concentrait exclusivement sur les réflexions DXR, délaissant d’autres aspects comme l’illumination globale complète ou les ombres portées par ray tracing, des techniques désormais plus communes.
L’analyse technique rétrospective met en lumière plusieurs défis de l’époque :
- Problèmes de denoising : Les algorithmes de réduction de bruit étaient encore à leurs balbutiements, entraînant parfois un effet de grain sur les surfaces réfléchissantes comme les flaques d’eau de Rotterdam.
- Impact sur les 1% lows : Si les moyennes d’images par seconde (FPS) semblaient acceptables sur le papier, la stabilité de la fluidité était précaire, avec des chutes brutales lors des explosions massives.
- DLSS 1.0 et flou initial : Lancé début 2019 sur BFV, le premier DLSS (Deep Learning Super Sampling) souffrait d’un manque de précision temporelle, rendant l’image parfois floue par rapport à la résolution native.

Depuis, les optimisations du moteur Frostbite et l’évolution des drivers ont radicalement transformé l’expérience. Le passage d’une gestion expérimentale à une intégration native et optimisée marque la frontière entre l’ère BFV et l’ère moderne de la franchise.
Comparatif générationnel : BFV vs Battlefield 6
Pour mesurer le chemin parcouru, il est utile de comparer les fondations techniques de 2018 avec les capacités offertes par les architectures GPU de 2025/2026.
| Élément | Battlefield V (2018) | Battlefield 6 (2025/2026) |
| Type RT | Reflections DXR uniquement | Hybrid RT (Éclairage dynamique hybride) |
| DLSS | 1.0 (ajout post-launch) | Intégré dès la conception (v3.5 / v4 selon GPU) |
| Impact performance | Très élevé (selon benchmarks indépendants) | Optimisé pour le matériel moderne |
| Intégration moteur | Expérimentale / Couche additionnelle | Native au moteur Frostbite |
Alors que BFV « ajoutait » du ray tracing sur un moteur conçu pour le rendu traditionnel, le dernier opus a été pensé dès sa pré-production pour tirer parti de l’accélération matérielle, permettant un rendu bien plus cohérent.
Battlefield V RTX en 2026 : toujours pertinent ?
En 2026, activer le RTX sur Battlefield V n’est plus un luxe réservé à une élite équipée de cartes « enthousiastes ». Selon des tests récents effectués sur des configurations de milieu de gamme modernes (type RTX 3060 ou supérieures), le jeu se comporte de manière exemplaire.
L’accessibilité technique a grandement progressé :
- Drivers modernes : NVIDIA et Microsoft ont considérablement affiné la gestion du DXR au niveau logiciel, réduisant les goulots d’étranglement CPU observés en 2018.
- Stabilité actuelle : Le titre est aujourd’hui d’une stabilité remarquable. Il est tout à fait possible de maintenir 60 FPS constants en 1080p, voire 1440p avec le ray tracing activé, sur des cartes graphiques qui peinaient autrefois.
- Apport visuel persistant : Malgré son âge, le rendu des réflexions sur les carrosseries des chars ou les baïonnettes mouillées reste l’un des plus impressionnants de la génération précédente.
Toutefois, une analyse experte nous oblige à noter que le DLSS 1.0 présent dans BFV reste moins performant que les versions 2.0 ou 3.0 intégrées nativement dans les jeux récents. Pour une netteté optimale, il est souvent préférable de jouer en résolution native si votre GPU le permet.

Analyse technique : netcode, destruction et stabilité lumineuse
L’un des paradoxes de BFV résidait dans l’alliance entre la destruction environnementale et le ray tracing. Lorsque les bâtiments s’effondrent, le moteur doit recalculer les sources de lumière et les réflexions en temps réel. En 2018, cela créait des micro-saccades techniques. En 2026, grâce à l’évolution du moteur Frostbite et à la puissance de calcul brute des unités RT, ces transitions sont désormais imperceptibles.
Le « netcode » joue également un rôle indirect : la synchronisation des effets visuels entre les joueurs est primordiale pour ne pas créer de désavantage compétitif. DICE a su ajuster la méta post-patch pour s’assurer que les joueurs utilisant le RTX n’étaient pas pénalisés par une visibilité réduite par rapport à ceux jouant en « Low ».
FAQ : Le point technique sur le Ray Tracing dans Battlefield
Le RTX sur Battlefield V est-il encore viable en 2026 ?
Absolument. Grâce à l’amélioration des pilotes graphiques et à la puissance des GPU actuels, le titre offre une expérience visuelle de premier ordre sans les sacrifices de performance subis au lancement. C’est l’occasion idéale de redécouvrir le jeu avec une fluidité maximale.
Quelle carte graphique faut-il pour activer le Ray Tracing ?
Pour une expérience stable en 1080p avec les réglages RTX activés, une RTX 3060 ou une RX 6700 XT est désormais le point d’entrée recommandé selon les benchmarks indépendants. Pour du 1440p à 60 FPS, une carte de génération 40-series est préférable pour bénéficier d’une plus grande réserve de puissance.
Battlefield V utilise-t-il le DLSS ?
Oui, mais BFV est limité au DLSS 1.0. Bien qu’il aide à stabiliser le framerate, il peut entraîner un léger flou de mouvement. Les joueurs équipés de cartes graphiques performantes en 2026 préféreront souvent désactiver le DLSS sur ce titre spécifique pour conserver une clarté d’image optimale en résolution native.
Quelle différence entre le RTX de BFV et celui de Battlefield 6 ?
BFV se limite aux réflexions. Battlefield 6 utilise une approche hybride plus complexe incluant l’éclairage global. De plus, BF6 est optimisé pour les technologies de reconstruction de rayons plus récentes, offrant un rendu plus net et des ombres plus naturelles, là où BFV peut parfois paraître plus « clinquant ».
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