fake news et la désinformation
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Comment identifier les fake news et la désinformation ?

Pourquoi identifier les fake news / fausses informations et la désinformation est devenu crucial ? Sur internet ou encore les réseaux sociaux, nous sommes bombardés d’informations, de photos, d’articles, de liens et de vidéos qui essaient de raconter leur histoire.

Malheureusement, toutes ces histoires ne sont pas vraies. Parfois, il s’agit juste de vous faire cliquer sur lien avec un titre accrocheur ou encore de vous vendre un produit. D’autres fois, elles veulent désinformer les gens pour des raisons politiques, influencer les électeurs ou semer la discorde.

De nos jours, il est si facile de partager de l’information. Ces histoires circulent rapidement, et le résultat est une prolifération des fake news, de désinformations ou encore de mésinformations.

Il existe différents types de fake news : des histoires farfelues facilement reconnaissables par les lecteurs, des mésinformations (fausses informations involontaires) ou encore des formes plus subtiles de désinformation. Les spécialistes des études médiatiques et de la psychologie en ligne s’attèlent à étudier ce phénomène des fausses nouvelles. Cependant avec les nouveaux outils basés sur l’IA générative, le phénomène a explosé et identifier les fakes news ou les tentatives de désinformation devient parfois difficile.

Qu’elle est la définition d’une fake news ou fausse information ?

Les fausses nouvelles ou fake news se caractérisent par des informations erronées ou trompeuses qui se font passer pour des faits légitimes. Elles se divisent généralement en trois catégories :

  • Les informations délibérément fausses : publiées par des individus conscients de leur caractère inexact, leur but est de manipuler l’opinion publique ou de générer du trafic vers un site web spécifique.
  • Les informations en partie inexactes : elles mêlent des éléments de vérité à des inexactitudes globales. L’auteur n’a pas vérifié tous les faits, à exagérer certains aspects pour mettre en avant un point de vue précis ou encore l’auteur a volontairement joué sur les imprécisions pour désorienter le lecteur.
  • Les informations involontairement fausses : l’auteur n’a pas vérifié les faits ou s’est laissé emporter par ses emotions, son point de vue, son désaccord ou encore sa colère. Certains auteurs deviennent ainsi le relai de fake news, volontairement ou involontairement.

Le phénomène des fake news ou fausses informations n’est pas nouveau. Toutefois, Internet et les réseaux sociaux ont considérablement modifié la création et la diffusion de ces fausses informations. Aujourd’hui, de nombreuses personnes consultent les actualités via les réseaux sociaux et autres sources en ligne, mais il est souvent difficile de distinguer le vrai du faux.

Les réseaux sociaux sont les plus touchés par le phénomène des fausses informations. Les stratégies utilisées sont de plus en plus subtiles, ce qui rend l’identification des fake news de plus en plus difficile. Il existe des fonctionnalités pour combattre ce phénomène, par exemple X (anciennement Twitter) a mis en place les notes de communautés. Cependant ces notes arrivent souvent trop tard, la fausse information est déjà largement diffusée.

Le désintérêt pour les médias traditionnels

Avant l’ère d’Internet, les actualités étaient principalement lues dans des journaux fiables et les journalistes étaient soumis à des codes de déontologie stricts. Aujourd’hui encore, les médias restent la source d’information la plus fiable. A l’inverse Internet a introduit de nouveaux modes de publication, de partage et d’accès à l’information, avec moins de contrôles éditoriaux.

Sur les réseaux sociaux, la majorité des auteurs ne sont soumis à aucun contrôle ou validation, si ce n’est leur propre déontologie ou leur absence de déontologie.

Pour identifier les fake news ou vérifier les informations, le meilleur moyen est de consulter différentes sources sur le sujet. Cependant en France et dans les autres pays de nombreux lecteurs se méfient des médias, comme le montre le graphique ci-dessous :

La plupart des Français se méfient des médias
Source : Statista

Cette méfiance des médias traditionnels profite à l’utilisation des médias sociaux comme source d’informations. L’avènement des médias sociaux a engendré une génération de créateurs de contenu, que ce soit pour le divertissement, l’information ou même la politique.

Pourtant comme le montre le graphique ci-dessous, le ressenti de la population face à la désinformation est grandissant, ainsi que la méfiance vis à vis des réseaux sociaux :

Ressenti de la population face à la désinformation sur les élections de 2024
Source : Statista

Les fake news se propagent en grande partie sur les réseaux sociaux

Les médias sociaux sont des espaces participatifs permettant la création de contenu par les utilisateurs et le partage au sein de leur réseau. Aujourd’hui trois Français sur quatre utilisent les réseaux sociaux comme source d’information (Source : Statista).

  • Consommer rapidement l’informations
  • Découvrir de nouvelles actualités
  • Partager ou reposter des informations
  • Publier leurs propres photos, vidéos ou rapports d’actualités (pratique du journalisme citoyen)
  • Commenter les nouvelles

L’usage des médias sociaux comme source d’informations est devenu un moyen populaire pour les individus de tous âges d’accéder à l’information. Toutefois, il est crucial de reconnaître que cette pratique comporte également des aspects négatifs : notamment la propagation de fausses informations ou fake news, d’informations inexactes ou encore de la désinformation.

Les fake news se répandent rapidement car elles sont généralement élaborées pour captiver l’attention et jouer sur les émotions. C’est pourquoi elles comportent souvent des affirmations sensationnelles ou des récits destinés à susciter la colère ou la peur.

Les réseaux sociaux favorisent les contenus en fonction de l’engagement et non de la qualité

Les flux des médias sociaux ont souvent tendance à favoriser le contenu en fonction du taux d’engagement. Les contenus qui sont fortement consultés génèrent de nombreuses réactions bonnes ou mauvaises et se retrouve mis en avant par les algorithmes. Alors que la qualité de l’information n’est pas un critère pris en compte.

Cette approche peut entraîner une large propagation de titres accrocheurs, d’exagérations et de désinformations. Les entreprises de médias sociaux sont généralement considérées comme des plateformes plutôt que des éditeurs, ce qui signifie qu’elles ne sont pas soumises aux mêmes responsabilités légales que les médias traditionnels. Toutefois, cette situation pourrait évoluer en fonction des changements politiques et juridiques.

Identifier les différents types de fake news, fausses informations et désinformations

Il existe divers types de fausses nouvelles, en fonction des motivations de leurs créateurs. Voici quelques exemples afin de vous aider à identifier les objectifs et les stratégies utilisées pour diffuser les fake news ou la désinformation.

Propagande

La propagande dans le cadre d’une campagne de désinformation se réfère à l’utilisation systématique de techniques de communication et de manipulation de l’information dans le but d’influencer l’opinion publique ou de masquer la vérité. Elle implique souvent la diffusion de fake news, fausses informations, de demi-vérités, ou de messages biaisés pour promouvoir une idéologie, une position politique, ou pour discréditer ou déstabiliser un opposant, un groupe concurrent ou même un pays.

Dans ce contexte, la propagande vise à manipuler les perceptions et les croyances du public pour obtenir un avantage stratégique, souvent en créant ou en exploitant des divisions sociales, en semant la confusion, ou en renforçant des stéréotypes ou des préjugés existants. Contrairement à une communication transparente et factuelle, la propagande dans une campagne de désinformation cherche à influencer subrepticement et peut utiliser divers moyens tels que les médias sociaux, les fausses nouvelles (fake news), les bots, les trolls, et d’autres techniques de manipulation en ligne pour diffuser ses messages.

  1. Objectif partisan : Elle sert un agenda spécifique, promouvant une certaine idée ou position politique, souvent au détriment d’autres points de vue.
  2. Techniques de persuasion : Elle utilise des techniques de persuasion émotionnelle et psychologique, plutôt que de se baser sur des arguments logiques ou factuels.
  3. Répétition et simplification : Les messages sont souvent répétitifs et simplifiés pour faciliter leur mémorisation et leur acceptation.
  4. Utilisation de symboles et de slogans : Elle fait souvent appel à des symboles, des images et des slogans pour créer une réponse émotionnelle.
  5. Dissimulation de l’origine : Parfois, la source de la propagande est dissimulée pour donner l’apparence d’une opinion spontanée ou populaire.
  6. Ciblage de sentiments et d’émotions : Elle vise souvent à susciter des émotions fortes comme la peur, la fierté, la colère, la haine ou l’espoir.

Pièges à clics ou plus vulgairement « Putaclic »

Les histoires sensationnalistes ou étranges ainsi que les images déformées sont conçues pour attirer les clics et susciter des partages en ligne. Généralement au détriment de la vérité et de la précision, le but est d’augmenter les revenus publicitaires ou de vendre un produit. Ce type de fake news est certainement la plus facile à identifier.

Titres trompeurs

Certains titres sensationnalistes ou trompeurs ont pour objectif d’attirer les lecteurs. Cependant bon nombre de lecteur ne liront pas l’article dans lequel la véritable information est bien exprimée.

Cela peut générer de la désinformation, surtout sur les réseaux sociaux où seuls les titres et des extraits de l’article sont souvent visibles.

Erreur journalistique ou manque de qualité

Parfois, faute de temps ou de moyens, les journalistes ne vérifient pas les faits avant de publier, ce qui peut conduire à des erreurs et parfois même de fausses informations / fake news. Les sources d’informations fiables s’efforcent de corriger ces erreurs et d’être transparentes avec leurs lecteurs.

Imposture ou contenu usurpateur

Il s’agit de sites web qui imitent de véritables médias nationaux ou encore des sites web gouvernementaux dans le but de tromper ou de désinformer le public. La présentation du site peut-être très proche, seul l’URL change. Un utilisateur non averti peu facilement se laisser tromper.

Ces sites web usurpateurs sont en général repris sur les réseaux sociaux. Ces derniers permettent de propager des fake news, fausses informations ou désinformé, mais en restant attentif il est possible de les identifier.

Sur les réseaux sociaux, certains comptes peuvent également usurper l’identité d’une personne.

Satire ou parodie

Certaines fausses nouvelles sont destinées à divertir plutôt qu’à tromper. Par exemple, les histoires satiriques utilisent l’humour pour commenter l’actualité ou se moquer de personnalités célèbres.

Contrairement aux autres types de fausses nouvelles, elles ne visent pas à tromper mais à divertir. Cependant, dans certains cas, certains comptes utilisent habilement le ton de la parodie pour induire en erreur les utilisateurs.

Fake news, désinformation et mésinformation, des enjeux politiques majeurs

Des personnalités politiques de haut niveau ont parfois rejeté des histoires factuelles et vérifiées comme étant des « fake news », ce qui souligne la subjectivité du terme. En 2018, le gouvernement britannique a même interdit l’utilisation du terme dans les documents officiels, lui préférant les termes « désinformation » et « mésinformation » pour décrire les histoires fausses ou trompeuses.

En 2022, l’ONU s’est déclarée fortement préoccupée par la désinformation, devenant ainsi un enjeu majeur pour les démocraties et une priorité absolue. L’Union européenne a lancé une « enquête formelle » visant le réseau social X en octobre 2023 concernant la propagation de « fausses informations », de « contenus violents et à caractère terroriste », ainsi que de « discours de haine ».

En février 2024, la France a mis au jour une vaste campagne de désinformation d’origine russe en Europe, nommée Portal Kombat. D’après l’organisme de surveillance Viginum, cette campagne cible plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne et la Pologne. Ce réseau de 193 sites web, opéré depuis la Russie, diffuse de fausses informations, notamment sur l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine et les élections du Parlement européen.

Fake news, désinformation et mésinformation

Les autorités françaises ont déclaré que cette désinformation vise à dénigrer l’Ukraine, à légitimer l’invasion russe, à discréditer la résistance ukrainienne et à perturber les élections ainsi que les événements sportifs en Europe.

Les spécialistes mettent en lumière la complexité de ce système de désinformation, alertant sur ses conséquences pour la démocratie et appelant à une protection immédiate des prochaines élections. La Commission européenne, l’OTAN et les agences de l’ONU considèrent désormais la désinformation comme une menace majeure, ce qui témoigne des préoccupations mondiales concernant ce phénomène.

Comment fonctionne les fake news ou la désinformation ?

Les fake news et la désinformation se propagent en grande partie sur les réseaux sociaux avec des liens vers de faux sites web. Ces sites web trompeurs imitent souvent les médias nationaux afin de gagner en crédibilité.

De manière plus subtile, certains contenus sur les réseaux sociaux tirent parti de pages Wikipédia incomplètes ou imprécises. Par exemple, dans le contexte des référendums sur l’indépendance de l’Ukraine, certains contenus mettent en avant les référendums non reconnus et contestés par la communauté internationale sans spécifier ces nuances.

Il s’agit d’une tactique courante visant à exploiter les imprécisions ou à volontairement omettre des éléments cruciaux de l’information. Par exemple, lors d’une interview avec Tucker Carlson, Vladimir Poutine a affirmé que Volodymyr Zelensky avait démantelé l’église orthodoxe en Ukraine (lien vers la vidéo à 2:06). Cette déclaration est incorrecte, car c’est en réalité l’Église orthodoxe du patriarcat de Moscou qui a été interdite, en raison de ses liens étroits avec Moscou et de ses tentatives de déstabilisation. En Ukraine, il existe toujours l’Église orthodoxe d’Ukraine et l’Église orthodoxe ukrainienne du patriarcat de Kiev.

Sur les réseaux sociaux, ces propos de Vladimir Poutine ont été repris massivement. L’objectif étant de susciter la colère des orthodoxes et de discréditer l’Ukraine.

Le fonctionnement des réseaux sociaux propice à la désinformation et aux fake news

Sur les réseaux sociaux, le contenu est souvent mis en avant en fonction de son taux d’engagement, c’est-à-dire du nombre de réactions, de partages et de mentions « j’aime », plutôt que de sa véracité ou de la qualité de l’information. Cette approche favorise la diffusion massive de titres accrocheurs, d’exagérations et de désinformations.

Les entreprises de médias sociaux sont considérées comme des plateformes plutôt que des éditeurs, ce qui signifie qu’elles ne sont pas soumises aux mêmes responsabilités légales que les médias traditionnels, bien que cette situation puisse évoluer en fonction des dynamiques politiques et juridiques.

Les bots des réseaux sociaux sont capables de propager de fausses informations en produisant et en diffusant massivement des articles. Ces bots peuvent créer de nombreux faux comptes en ligne qui acquièrent ensuite des abonnés, de la visibilité et de l’autorité. L’ensemble de ces faux comptes permettent également de générer de faux engagements et valoriser les contenus.

Usine à trolls

Les trolls cherchent délibérément à semer la discorde ou à contrarier les autres, jouent également un rôle dans la diffusion de fausses nouvelles. Ils peuvent parfois être rémunérés à des fins politiques. Par exemple, en 2021 une campagne rémunérée de désinformation sur les vaccins contre le Covid 19 a été identifiée. Le terme « ferme à trolls » ou encore « Usine à trolls » est parfois employé pour désigner des groupes organisés de trolls cherchant à influencer le processus décisionnel politique ou à semer la discorde.

En 2018, Twitter a révèlé des millions de tweets liés à la Russie et l’Iran. Cependant depuis l’acquisition de Twitter (X) par Elon Musk, la politique du réseau social à changer. Une grande partie des équipes de modération a été licenciée et la plateforme est souvent critiquée pour son manque d’action vis à vis des contenus haineux, fake news, désinformation.

DeepFakes

Enfin, les fausses informations peuvent être créées à l’aide de Deepfakes, des vidéos falsifiées produites grâce à des logiciels, à l’apprentissage automatique et au montage de visages. Ces vidéos, très convaincantes, présentent des événements ou des actions qui n’ont jamais eu lieu et sont donc difficiles à identifier comme étant fausses. Les DeepFakes générés par IA se propagent, comme le montre le cas Taylor Swift.

Comment identifier les fake news ou la désinformation ?

Une des raisons qui profite à la prolifération de ce phénomène est l’absence de vérification, toutefois c’est une tâche qui dans certains cas peut s’avérer très chronophage. Voici quelques conseils pour reconnaître les fake news, la désinformation ou encore identifier les sites de désinformation :

Vérifiez la source

L’adresse web de la page peut s’avérer suffisante. Les sites frauduleux présentent des erreurs d’orthographe dans l’URL ou utilisent des extensions de domaine moins conventionnelles. L’absence de la section « À propos de nous » est un indicateur.

C’est un aspect un peu plus technique, mais les informations DNS (Domain Name Server) peut s’avérer utiles. Des sites comme lookup.icann.org ou encore who.is fournissent de nombreuses informations comme le propriétaire du domaine, l’adresse, mail de contact ou encore téléphone.

La date de création et d’expiration du nom de domaine sont également pertinentes. Les sites avec une longue histoire sont souvent plus fiables que ceux créés récemment, surtout si le sujet est sensible ou controversé. Un domaine avec une date d’expiration proche peut également indiquer un manque de planification à long terme, typique de certains sites de fausses informations.

Vérifiez l’auteur

Faites des recherches pour déterminer s’il est crédible, est-il réel, a-t-il une bonne réputation, écrit-il dans un domaine spécifique d’expertise, et quel pourrait être son objectif ? Réfléchissez à la motivation de l’auteur.

La source de financement, un indicateur précieux

Le mode de rémunération du média, un indicateur précieux pour identifier les objectifs des publications. Un site, quel qu’il soit, a un besoin vital de financement. Si le média n’affiche aucune source de financement, publicités, abonnement, liens affiliés ou autres, cela doit vous alerter.

D’autant si les moyens employés sont conséquents : studio YouTube, site web professionnel, nombreuses publications. Si la présence de publicité ou liens affiliés n’est pas forcément un indicateur de qualité, l’absence totale de source de rémunération est une alerte à prendre en compte pour identifier les fakes news ou la désinformation.

Lors de la pandémie de Covid, une campagne de désinformation rémunéré a été identifiée. De nombreux YouTubeurs français ont été contactés, des sommes conséquentes ont été proposées pour désinformer.

fake news vaccin
Document fourni avec la demande (campane de désinformation Covid)

Consultez d’autres sources

D’autres médias ou organes de presse réputés couvrent-ils la même histoire ? Des sources crédibles sont-elles mentionnées dans l’article ? Les agences de presse professionnelles disposent de directives éditoriales et de ressources pour vérifier les faits. Si elles traitent également l’histoire, c’est un bon indicateur.

Gardez un esprit critique

Beaucoup de fausses nouvelles sont rédigées pour provoquer des réactions émotionnelles fortes telles que la peur ou la colère. Maintenez un esprit critique en vous demandant pourquoi cette histoire a été publiée. Quel est son objectif ? Vise-t-elle à promouvoir une cause ou un objectif particulier ? Cherche-t-elle à vous inciter à cliquer sur un autre site web ?

Vérifiez les faits

Les histoires crédibles incluront de nombreux faits, citeront des sources, des données, statistiques, citations d’experts, etc. Si ces éléments font défaut, demandez-vous pourquoi. Les articles contenant de fausses informations ont souvent des dates incorrectes ou des chronologies modifiées. Vérifiez quand l’article a été publié. Lors d’un événement marquant, les premiers articles publiés néglige généralement la vérification des faits, une tâche chronophage.

Vérifiez les commentaires

C’est une pratique courante, lorsqu’un contenu trompeur est publié de nombreux faux commentaires positifs sont également publiés. Cette stratégie vise à donner du crédit à l’information et également à discréditer les commentaires négatifs ou critiques qui apparaissent moins nombreux. A noter, c’est une tactique que l’on retrouve également sur de nombreuses publications, même si l’information est vraie, elle vise à accorder plus de crédit à l’information et à influencer les lecteurs.

Soyez conscient de vos propres préjugés

Chacun de nous est sujet à des préjugés. Pensez à la manière dont vos propres convictions et inclinations pourraient teinter votre réaction à l’article. Les réseaux sociaux peuvent amplifier ces préjugés en vous exposant à des récits qui reflètent vos opinions.

La psychologie de la désinformation exploite nos convictions, notre colère ou nos craintes. Diversifier vos sources d’information est crucial pour éviter ces biais.

Vérifiez l’authenticité des images

Les médias sociaux accordent une importance cruciale aux images, mais leur manipulation est devenue facile de nos jours. En outre, grâce à l’avancée de l’intelligence artificielle générative, ces images peuvent être entièrement fictives.

Recherchez des signes d’édition ou de manipulation, et utilisez des outils de recherche inversée d’images pour vérifier leur origine. Google propose un outil de recherche par image, il suffit de coller l’URL ou encore de déposer une image. Cela permet de voir l’origine de l’image ou encore les autres sources d’informations qui ont utilisé le média.

Recherche Google par image - recherche inversée

Utilisez des sites de fact-checking

Des sites de fact-checking peuvent vous aider à vérifier la véracité des informations.

Les sites de références anglais :

Les sites vérificateurs de faits français :

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