Resident Evil Requiem met la RTX 5090 à l’épreuve du Path Tracing
L’annonce des premiers résultats de performance pour Resident Evil Requiem marque un tournant pour le matériel informatique en 2026. Alors que le titre de Capcom s’impose comme le nouvel étalon graphique de l’industrie, les chiffres obtenus par la GeForce RTX 5090 soulèvent une question fondamentale sur l’évolution du rendu en temps réel. En 4K native, le fleuron de Nvidia se confronte à une réalité technique implacable face à l’exigence du Path Tracing complet.
Benchmarks RTX 5090 en 4K Path Tracing
Les données de performance issues des tests préliminaires révèlent un comportement inédit pour la carte la plus puissante du marché. Testée sur une version preview du jeu, avec les réglages graphiques au maximum (Ultra) et le Path Tracing intégral activé, la RTX 5090 affiche une moyenne de 57 FPS en résolution 3840×2160 native.
Il est crucial de distinguer ces chiffres des performances obtenues grâce aux outils de reconstruction. Si le framerate natif du moteur s’établit à 57 FPS, l’activation de la technologie DLSS officielle en version 4.5, combinée au Multi Frame Generation, propulse la fluidité à 193 FPS. Ce résultat ne doit pas être interprété comme une performance brute du matériel, mais comme une prouesse de reconstruction logicielle assistée par l’IA.
Pour plus de détails sur les prérequis matériels, consultez les configurations PC officielles de Resident Evil Requiem.
Pourquoi le Path Tracing explose les coûts GPU


Atteindre presque 60 FPS en natif avec un principe du path tracing intégral est une limite physique plus qu’un défaut matériel. Contrairement au Ray Tracing hybride, qui se contente de simuler certains effets comme les reflets ou les ombres, le Path Tracing simule le parcours de la lumière de manière globale dans toute la scène.
Cette charge de calcul est colossale pour les RT Cores pour plusieurs raisons :
- Nombre de rebonds lumineux : Chaque rayon de lumière rebondit sur plusieurs surfaces, calculant précisément la couleur et l’intensité à chaque impact.
- Accumulation temporelle et Denoising : Le moteur doit nettoyer le « bruit » visuel généré par les calculs de rayons en temps réel, une tâche gourmande en ressources Tensor Cores.
- Complexité du RE Engine : Contrairement au REDengine de Cyberpunk 2077, l’optimisation de Capcom ici vise un équilibre entre photoréalisme et réactivité.


RTX 5090 vs RTX 4090 : écart générationnel
La comparaison avec la génération précédente souligne l’évolution de l’architecture. Sur un titre comme Cyberpunk 2077 en mode Overdrive (Path Tracing), la génération précédente peinait à dépasser les 30 FPS en 4K native. Le fait que la RTX 5090 frôle les 60 FPS sur un titre nativement conçu pour le Path Tracing comme Resident Evil Requiem démontre un saut d’efficacité significatif pour le RE Engine.

| Configuration (4K Native + PT) | Moyenne FPS |
| GeForce RTX 5090 | 57 FPS |
| GeForce RTX 4090 (Estimation Cyberpunk PT)* | ~30 FPS |
| RTX 5090 + DLSS 4.5 + Multi FG | 193 FPS |
Cette montée en puissance est également scrutée sur consoles, comme le montre notre analyse du mode 120 FPS sur PS5 Pro, bien que les compromis visuels y soient plus importants.
DLSS 4.5 et Multi Frame Generation expliqués
Le DLSS 4.5 redéfinit la hiérarchie entre puissance brute et intelligence logicielle, du moins pour les jeux non compétitifs. Le passage de 57 FPS à 193 FPS repose sur la capacité du GPU à interpoler plusieurs images entre les cadres réellement calculés.
- Reconstruction de rayons : L’IA remplace les algorithmes de débruitage classiques, préservant les détails des textures même en mouvement.
- Fluidité artificielle : Le Multi Frame Generation génère des vecteurs de mouvement complexes pour doubler, voire tripler la fluidité perçue, sans sacrifier la qualité d’image globale.

Résolution native vs reconstruction IA : que mesure-t-on réellement ?
Cette situation avec Resident Evil Requiem impose une nouvelle grille de lecture. La résolution native devient une métrique de laboratoire, tandis que le « framerate reconstruit » devient la norme d’usage. L’expertise technique consiste désormais à analyser la fidélité de cette reconstruction plutôt que la force brute du silicium.
L’optimisation de Capcom permet une immersion sans précédent : les intérieurs sont baignés d’une lumière naturelle et les rues nocturnes affichent une cohérence visuelle quasi photographique. Pour ceux qui s’interrogent sur les versions moins puissantes, découvrez l’adaptation sur Nintendo Switch 2.
La dépendance systémique aux algorithmes d’IA signe-t-elle la fin définitive de l’ère du rendu natif pour le jeu vidéo AAA ? Retrouvez également notre analyse complète de Resident Evil Requiem pour approfondir le sujet.
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