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Battlefield V : l’abandon des loot boxes, un pari gagnant pour la licence ?

Battlefield V Tank

En 2018, DICE et Electronic Arts prenaient une décision radicale pour Battlefield V : l’abandon pur et simple des loot boxes (ou boîtes de butin). Ce choix, survenu après le séisme industriel de Star Wars Battlefront II, a redéfini la manière dont la franchise monétise son contenu. En 2026, alors que Battlefield 6 a stabilisé son modèle économique, il est temps d’analyser l’héritage de cette stratégie.

La fin de l’aléatoire au profit de la transparence

L’objectif initial était clair : regagner la confiance des joueurs. En remplaçant l’aléatoire par un système de cosmétiques achetables directement avec de la monnaie in-game (Compagnie Coins) ou réelle (Battlefield Currency), DICE a instauré une forme de contrat de transparence. Chaque joueur savait exactement ce qu’il achetait, éliminant la frustration liée aux tirages au sort.

Techniquement, ce passage au « tout cosmétique » a forcé le studio à repenser l’architecture de sa boutique et de son système de progression. La « Compagnie » est devenue le cœur névralgique du jeu, permettant de personnaliser chaque soldat, arme et véhicule. C’était une nécessité stratégique pour financer le programme « Sentiers de la guerre », qui proposait des DLC et des cartes gratuites pour tous.

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Le revers de la médaille : l’immersion en question

Si le modèle économique était plus sain, il a entraîné un paradoxe technique et artistique. Pour inciter à l’achat, les skins sont devenus de plus en plus excentriques, s’éloignant parfois de la rigueur historique attendue pour un jeu sur la Seconde Guerre mondiale.

Ce besoin de « vendre du visuel » est l’une des causes profondes de la controverse sur les femmes soldats et les prothèses. Pour justifier un système sans loot boxes, DICE devait proposer une diversité de personnages suffisamment large pour alimenter sa boutique, quitte à bousculer la cohérence visuelle du champ de bataille.

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2026 : un modèle devenu la norme industrielle

Avec le recul, Battlefield V a servi de laboratoire pour ce que nous connaissons aujourd’hui. En 2026, le secteur du jeu vidéo a presque totalement abandonné les mécaniques de hasard dans les titres premium, souvent sous la pression des régulateurs européens.

Le succès actuel de Battlefield 6 repose sur les fondations posées par BFV : un Battle Pass saisonnier et une boutique transparente. Les joueurs de 2026 acceptent plus facilement de payer pour des skins de haute qualité, à condition que l’équilibre du gameplay (le fameux « Pay-to-Win ») ne soit jamais compromis. Battlefield V a prouvé, malgré ses errements initiaux, qu’un FPS de grande envergure pouvait survivre et prospérer sans sacrifier l’éthique au profit de la rentabilité immédiate.

L’évolution de la licence montre que la transparence est devenue l’atout majeur pour fidéliser une communauté sur le long terme. Reste à voir si les futurs systèmes de personnalisation sauront concilier encore mieux l’expression personnelle des joueurs et le respect de l’univers de la franchise.


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