WhatsApp : Un outil de propagande pour influencer les élections au Brésil

WhatsApp - Un outil de propagande pour influencer les elections au Brésil

Le service de messagerie crypté WhatsApp, filiale de Facebook, a banni plus de 100 000 comptes avant les prochaines élections au Brésil. Election qui oppose le candidat de gauche du Parti ouvrier, Fernando Haddad, au populiste d’extrême droite Jair Bolsonaro.

WhatsApp : Des centaines de millions de messages de propagande au Brésil

Comme l’indique The Guardian, la presse brésilienne bourdonne de rumeurs. Selon lesquelles les partisans de Bolsonaro dans le monde des affaires se sont entendus de manière illégale avec le candidat. Ceci afin de bombarder les utilisateurs de WhatsApp de « centaines de millions » de messages de propagande avant le 28 octobre, jour du second tour des élections.

Facebook : Le début de la lutte contre les campagnes de propagande

Alors que Facebook s’est récemment vanté sans relâche de sa « salle de guerre ». Un bureau situé dans son siège social de Menlo Park, en Californie. Dans lequel les employés sont censés suivre en ligne les tentatives de désinformation organisée.

En fait, WhatsApp est une application de chat populaire qui a une base d’utilisateurs importante à l’étranger. Particulièrement au brésil, puisque les opérateurs n’offrent pas de SMS illimité comme en France. Mais sa nature cryptée rend plus difficile la surveillance par Facebook.

La brésil demande une enquête sur les organisateurs de la campagne

C’est pourquoi Haddad demande une enquête sur la campagne de fake-news de WhatsApp. Selon Bloomberg, d’autres partis politiques exigent que Bolsonaro soit «déclaré inéligible» et une enquête de police est en cours à ce sujet.

Est-il trop tard pour stopper les effets de la propagande ?

Cependant, le brésil s’attend à une victoire écrasante de Bolsonaro au second tour. Alors qu’il est en faveur d’arrestations massives et de l’utilisation de la force létale des forces de l’ordre. De plus, il promet la nomination de généraux à des postes clés de son administration. Mais il est peut-être trop tard pour que le scandale de propagande WhatsApp puisse l’arrêter.

WhatsApp a déclaré à Bloomberg qu’ils avaient identifié et éliminé les 100 000 comptes frauduleux. Ceci en utilisant « une technologie de pointe pour détecter les spams identifiant les comptes présentant un comportement anormal. De sorte qu’ils ne puissent pas être utilisés pour diffuser d’autres spams ou des informations erronées ». De plus WhatsApp indique qu’ils intentent une action en justice contre les entreprises impliquées.

Pourtant, le New York Times a écrit vendredi 19 octobre que les quelque 120 millions d’utilisateurs brésiliens de WhatsApp étaient inondés de spam depuis des mois. Allant de fausses informations sur le vote à des milliers de vidéos et d’images diffusant des mensonges et de la propagande.

Facebook a-t-il la capacité pour enrayer les campagnes de propagande ?

Alors que Facebook a vu dans les élections brésiliennes une occasion de prouver sa capacité à lutter contre les campagnes de propagande pour renverser le processus démocratique. Le Times a écrit que de nombreux Brésiliens perçoivent sa réponse comme faisant partie du complot qui vise à manipuler l’actualité.

Alors que WhatsApp a été utilisé par des groupes extrémistes pour attiser les violences et les lynchages en Inde. De plus, l’armée de Birmanie a utilisé Facebook comme un outil d’aide au génocide contre les musulmans.

Le désordre qui perdure au Brésil montre que, malgré les efforts de la direction pour réagir, Facebook et ses propriétés sont de plus en plus utilisées comme une arme politique et électorale. La vitesse et l’ampleur de la propagation de ces campagnes est telle que la capacité et les moyens semblent insuffisants pour contrôler le problème. Par ailleurs, la campagne de propagande au Brésil montre que les actions de Facebook arrivent certainement trop tard.

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