Des tentatives d’influence russe sur les élections européennes ont été constatées par un rapport de la commission européenne. Des comptes russes Facebook, Twitter et Youtube ont cherché à convaincre les électeurs que l’UE n’était pas légitime.

En suscitant des débats sur des sujets comme l’immigration, les comptes russes ont tenté de faire basculer le vote des électeurs européens. L’activité de désinformation visait à réduire la participation et à influencer les préférences des électeurs. Cela afin de favoriser les votes contre les intérêts de l’Union européenne.

Pour ce faire, le rapport de l’union européenne indique que les comptes russes ont participé à des groupes Facebook et diffusé des articles contestant la démocratie de l’Union Européenne. La manière de procéder est maintenant bien connu, l’objectif est d’exploiter les débats publics conflictuels, comme l’immigration et la souveraineté.

Par ailleurs, si vous cherchez à comprendre comment l’UE se défend contre les campagnes de désinformation russes, vous pouvez consulter notre article sur ce sujet.

L’UE peut-elle défendre ses élections contre la désinformation russe ?

Depuis les élections américaines de 2016, les tentatives d’influence russe sont bien connues. Mais elles ne cessent de s’amplifier, comme par exemple :

Tout d’abord, l’Union européenne définit la désinformation comme une « information vérifiable, fausse ou trompeuse, créée présentés et diffusés à des fins économiques ou pour tromper intentionnellement le public ». La désinformation n’inclut pas les erreurs de compte-rendu, la satire et la parodie, ni les informations partisanes clairement identifiées. La désinformation a pour but de détourner l’attention et de diviser, instiller le doute en faussant et en falsifiant les faits. L’objectif est de créer la confusion, d’affaiblir la confiance dans les institutions et processus politiques établis.

En fait, la menace est bien identifiée, ceci avant même les élections européennes. Et l’UE dispose déjà d’une solution pour combattre la désinformation russe ou d’ailleurs. Cependant même si l’UE a bien conscience du problème et développe les solutions pour le combattre, elle déclare que « C’est un défi à long terme qui concerne toutes les composantes de nos sociétés et exige un engagement et des efforts constants. Il faut faire plus pour protéger les processus et les institutions démocratiques de notre Union contre les manipulations et la désinformation. »

La propagande russe profite aux entreprises de médias sociaux

Par ailleurs, le rapport précise que la difficulté à lutter contre la désinformation tient également au fait que les entreprises de médias sociaux profitent de cette désinformation. Le processus de désinformation créé de l’engagement et des discussions. Ce qui produit plus de contenu pour le site et le rend donc plus précieux.

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7 Commentaires

    • Franchement, il faudrait un peu plus d’arguments pour dire ça.

      Les tentatives d’influence numérique, c’est une réalité. On a commencé à en parler avec l’Ukraine en 2015. Ensuite il y eu les élections américaines en 2016. Et je ne cite que quelques événements. Maintenant on sait que ça existe, il n’y a plus de doute là dessus.

      Le point le plus flou, c’est comment mesurer cette influence et l’impact sur les élections. Et aussi en dehors de l’intérêt russe, a qui profite cette désinformation ?

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