Comment l’Union européenne combat les campagnes de désinformation russes et les tentatives d’influences numériques sur internet ? Ces pratiques sont maintenant courantes et les dernières élections européennes ont révélées une nouvelle stratégie de désinformation offensive.

Selon un rapport de l’Union européenne du 14 juin 2019, une stratégie d’influence russe sur les élections européennes a été constatée. Toujours selon ce rapport, des comptes russes Facebook, Twitter et Youtube ont tenté de persuader des électeurs que l’UE n’était pas légitime. Cela afin de favoriser les votes contre les intérêts de l’Union européenne. Vous trouverez plus de détails sur les outils et la stratégie utilisés dans notre article : L’influence russe sur les élections européennes constatée.

La désinformation et les tentatives d’influences numériques sont maintenant des pratiques courantes et reconnues. Si certains sujets sont anodins, lorsque les élections européennes sont la cible de ces opérations, l’Union européenne a tout légitimité pour engager les ressources nécessaires pour se défendre.

Désinformation, définition de  la commission européenne

Tout d’abord, voici la définition de la désinformation selon la commission européenne :

« la désinformation est une information vérifiable, fausse ou trompeuse, créée présentés et diffusés à des fins économiques, pour tromper intentionnellement le public et nuire au public. La désinformation n’inclut pas les erreurs de compte-rendu, la satire et la parodie, ni les informations partisanes clairement identifiées »

Toujours selon la commission européenne, la désinformation a pour but de détourner l’attention et de diviser, instiller le doute en faussant et en falsifiant les faits. L’objectif est de créer la confusion, d’affaiblir la confiance dans les institutions et processus politiques établis.

C’est ce cadre qui permet à la commission européenne d’agir ou non.

Comment l’Union européenne se défend contre les tentatives l’influence numérique

Toujours selon le rapport de l’UE, l’organisation disposerait d’un «framework», une solution logicielle pour coordonner les actions entre les différents pays membres et les institutions européennes.

L’UE dispose de services spécifiques pour répondre à ces menaces : Strategic Communication Task Forces et EU Hybrid Fusion Cell. Ces deux services font partie de l’European External Action Service.

Concernant la Strategic Communication Task Forces, ou plus précisément le East StratCom Task Force a été créé en 2015. La création de ce service fait suite à la campagne de désinformation de la Russie sur l’Ukraine. L’objectif de ce service est de mettre en place des actions contre les menaces hybrides (campagne de communication, remonter d’alerte, renforcer l’environnement médiatique ..).

Le EU Hybrid Fusion Cell a aussi été créé en 2015, à la suite du conflit Ukrainien. L’objectif de cette cellule est de rassembler les informations et les renseignements des états membres et d’informer les décideurs.

Enfin, l’UE a renforcé sa capacité à détecter, analyser et dénoncer la désinformation. Mais elle a aussi développé sa capacité à répondre de manière coordonnée par le biais d’un système d’alerte. Cependant, comme le précise le rapport, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine.

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