Pourquoi les logiciels de triche sont une menace pour votre cybersécurité
La lutte contre la triche dans les jeux vidéo est souvent perçue comme un simple jeu du chat et de la souris entre les développeurs et des joueurs peu scrupuleux. Pourtant, l’affaire des 15 hackers arrêtés en 2018 pour avoir développé des programmes de triche sur PlayerUnknown’s Battlegrounds (PUBG) a mis en lumière une réalité bien plus sombre. Au-delà de l’injustice en jeu, l’utilisation de logiciels de triche (hacks, aimbots, wallhacks) représente l’une des portes d’entrée les plus efficaces pour les cybercriminels souhaitant infecter votre ordinateur.
L’affaire PUBG : quand la triche devient un crime organisé
En avril 2018, les autorités chinoises, en collaboration avec PUBG Corp., ont procédé à l’arrestation de 15 individus impliqués dans la création et la vente de logiciels de triche. Ce qui a frappé les esprits à l’époque, ce n’est pas seulement l’amende record de 51 millions de dollars, mais la découverte de codes malveillants dissimulés à l’intérieur même des programmes de triche.
Les enquêteurs ont révélé que ces logiciels incluaient des chevaux de Troie de type « Huigezi » (backdoors chinoises). Ces virus permettaient aux développeurs de prendre le contrôle total du PC de l’utilisateur, de scanner ses données personnelles et d’extraire des informations sensibles à son insu.
Le cheval de Troie : le prix caché du « skill » artificiel
Pour beaucoup de joueurs, télécharger un logiciel de triche semble être un raccourci inoffensif. En réalité, c’est un contrat de confiance passé avec des individus qui opèrent dans l’illégalité.
Comment l’infection se propage
La plupart des logiciels de triche nécessitent de désactiver l’antivirus ou d’ajouter une exception dans le pare-feu pour fonctionner, sous prétexte que le programme « injecte » du code dans le jeu (ce qui est vrai). En faisant cela, l’utilisateur baisse ses défenses et offre un accès « root » au système. Une fois installé, le logiciel peut :
- Installer des Keyloggers : Enregistrer chaque touche pressée sur le clavier, capturant ainsi vos identifiants bancaires, vos mots de passe de réseaux sociaux et vos emails.
- Activer des Ransomwares : Chiffrer vos fichiers personnels et exiger une rançon en cryptomonnaie pour les libérer.
- Transformer le PC en « Botnet » : Utiliser la puissance de votre processeur et de votre carte graphique pour miner de la cryptomonnaie ou lancer des attaques DDoS contre d’autres sites web, tout en ralentissant considérablement vos propres jeux.
La prévention : protéger son compte et son matériel
La meilleure défense reste la sensibilisation. Un logiciel de triche gratuit ou payant provenant d’une source non officielle est, par définition, une menace potentielle.
Les bonnes pratiques pour le joueur
- N’installez jamais de logiciels tiers non vérifiés : Si un programme vous demande de désactiver votre suite de sécurité, c’est un signal d’alarme immédiat.
- Méfiez-vous des « Cracks » et « Cheats » sur YouTube/Discord : Les tutoriels promettant des aimbots gratuits sont souvent des appâts pour diffuser des malwares vers un public jeune et moins méfiant.
- Utilisez l’authentification à deux facteurs (A2F) : Protégez vos comptes Steam, Epic Games ou Battle.net. Si un malware vole votre mot de passe, l’A2F peut empêcher le pirate de prendre le contrôle de votre bibliothèque de jeux.
L’illusion de la victoire
L’exemple de PUBG montre que les développeurs de hacks ne sont pas des philanthropes aidant les joueurs à gagner, mais souvent des cybercriminels cherchant à monétiser l’accès à votre vie numérique. En 2026, avec la complexification des attaques informatiques, le risque dépasse largement le simple bannissement de votre compte de jeu. Utiliser un hack, c’est accepter de mettre les clés de sa maison numérique entre les mains d’inconnus. La victoire en jeu vaut-elle vraiment le sacrifice de votre vie privée ?
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Fucking vrai
51 millions de dollars d’amende pour avoir triché sur une jeux ou vendu un programme de cheats, dans quel monde vit-on, il y’a des compagnies pharmaceutiques qui empoisonnent la planète et qui lorsqu’elles sont condamnées ne paye même pas 100 000$ d’amende.