HDR, c’est quoi ? Le HDR sur vos téléviseurs et écrans, ça vaut le coup ?
Le HDR, c’est quoi exactement ? Alors que les téléviseurs et les écrans PC affichent désormais des pics de luminosité records, cette technologie s’est imposée comme le véritable moteur de la qualité d’image moderne. Bien plus qu’un simple argument marketing, le HDR redéfinit notre façon de consommer films et jeux vidéo sur nos consoles, smartphones et PC.
Cependant, avec l’arrivée imminente de nouvelles générations de dalles (comme les Super Quantum Dots prévus pour 2026) et la multiplication des normes (HDR10+, Dolby Vision, HGiG), il est normal de se demander comment cela fonctionne réellement. Est-ce vraiment utile ? Que faut-il faire pour en profiter sans se tromper ? Jetez un coup d’œil à notre guide complet, mis à jour avec les dernières perspectives technologiques, pour comprendre pourquoi le HDR est le standard incontournable d’aujourd’hui et de demain.
Par ailleurs, si vous avez besoin de conseils pour choisir votre écran PC, n’oubliez pas de consulter notre guide d’achat. Vous y trouverez aussi de nombreux guides spécialisés en fonction des technologies et de votre utilisation.
Le HDR, c’est quoi ?
Le HDR est une technique d’imagerie qui capture, traite et reproduit les images de manière à augmenter le détail des ombres et des zones lumineuses d’une scène. Pour commencer, le HDR était utilisé dans la photographie traditionnelle par le passé. Le principe était de prendre plusieurs photos d’un même sujet avec des valeurs d’exposition différentes. Ainsi la toute première photo a utilisé ce principe date de 1856, réalisée par Gustave Le Gray. L’objectif était de capturer les nuances de la mer ainsi que les nuances dans le ciel, ci-dessous la photo concernée.

Mais depuis le HDR est présent sur vos smartphones, téléviseurs, moniteurs et plus encore. Alors qu’est-ce que cela signifie pour vous ? Cela signifie que les images ont plus de détails, une plus grande gamme de couleurs et ressemblent davantage à ce que l’œil humain voit par rapport aux images SDR (plage dynamique standard, présente sur vos appareils actuels non HDR).

Pour les besoins de cet article, nous nous concentrerons sur le contenu vidéo HDR. Pour comprendre l’imagerie à grande gamme dynamique, nous devons d’abord comprendre le fonctionnement de base de la gamme dynamique.
La gamme dynamique (Dynamic Range) expliqué
Tout d’abord la gamme dynamique est aussi appelé « latitude de pose » en photographie. Dans la plupart des images que vous voyez, il y a des parties plus claires et des parties plus sombres contenant des détails. Lorsqu’une image est surexposée, les informations contenues dans la partie la plus lumineuse de l’image seront perdues. De même, lorsqu’une image est sous-exposée, les informations dans les parties sombres de l’image seront perdues.

La gamme dynamique correspond à la plage d’informations entre la partie la plus claire et la plus sombre de l’image, également appelée luminosité de l’image. Une image avec une gamme dynamique élevée (HDR) est une image avec des détails dans les zones sombres et aussi des détails dans les zones claires. Les levers et les couchers de soleil sont un bon exemple d’images à plage dynamique élevée.

Le HDR offre donc une gamme de couleur étendue et donc aussi plus de nuances pour donner davantage de détails à l’image.
La gamme dynamique sur votre moniteur / écran
Lorsqu’un moniteur a un contraste faible ou ne fonctionne pas avec le HDR, une partie des couleurs et des détails de l’image disparaissent en raison des limites des capacités d’affichage. Lorsqu’un moniteur tente de produire une scène avec une large plage de luminosité, ce problème devient encore plus prononcé.
La technologie HDR résout ce problème en adaptant les écarts de luminosité (Le blanc le plus lumineux, et le noir le plus sombre) avec les capacités de votre écran ou téléviseurs. Ceci afin de préserver les détails de l’image, même dans les scènes présentant de fortes variations de luminosité. L’objectif étant d’avoir des images les plus réalistes possible.
HDR comparé à la SDR
Le SDR (Standard Dynamic Range, plage dynamique standard) est la norme actuelle pour les affichages vidéo et cinéma. Malheureusement, il est limité par sa capacité à ne représenter qu’une fraction de la gamme dynamique dont le HDR est capable. Le HDR conserve donc les détails dans les scènes où le facteur de contraste du moniteur pourrait constituer un obstacle. Les avantages du HDR en quelques points :
- Une meilleure gamme dynamique pour adapter au mieux l’image aux capacités de votre écran. (Que les zones les plus claire et celles plus sombres correspondent au mieux aux capacités de votre écran)
- Un ensemble de couleurs plus riches, plus de nuances de couleurs (SRD : 256 nuances d’une couleur ; HDR : à minima 1024 nuances d’une couleur).
Les écrans HDR sont ainsi capables d’offrir une plage de luminosité plus étendue que leurs homologues SDR. Pour monter bien plus haut dans la luminance et descendre très bas dans le noir. En termes simples, lorsque vous comparez HDR à SDR, HDR vous permet de voir plus de détails et de couleurs dans des scènes avec une plage dynamique élevée.
L’avenir du HDR passera par une luminosité toujours plus maîtrisée. En 2026, l’introduction de nouveaux convertisseurs de couleurs Quantum Dot (QDCC) permettra de briser les barrières actuelles de luminance. Cette innovation offrira des reflets spéculaires (éclats de lumière, soleils, explosions) bien plus intenses, sans pour autant entraîner une surconsommation d’énergie grâce à une meilleure efficacité des matériaux.
Les normes HDR
Actuellement, deux normes sont largement utilisées, Dolby Vision et HDR10. Nous allons entrer dans les différences entre chacun de ceux ci-dessous.
Dolby Vision
Il s’agit d’une norme HDR premium qui nécessite une certification spécifique de la part de Dolby. Contrairement au HDR10+, son intégration implique souvent des frais de licence pour les fabricants, ce qui explique son absence chez certaines marques comme Samsung. Techniquement, le Dolby Vision est conçu pour l’avenir, car il prend en charge une profondeur de couleur sur 12 bits et une luminosité maximale théorique de 10 000 nits.
Bien que ces spécifications dépassent les capacités matérielles de la majorité des dalles actuelles, cela constitue paradoxalement la force de cette norme, grâce à l’utilisation de métadonnées dynamiques, le Dolby Vision adapte l’image en temps réel aux capacités réelles de votre écran pour offrir le meilleur rendu possible, scène par scène. Ce n’est donc pas tant un obstacle technique qu’un choix stratégique et financier pour les constructeurs.
Avec le lancement du casque Apple Vision Pro, le Dolby Vision a ajouté le support des vidéos 3D 4K. C’est un message clair de la part de Dolby, affirmant ainsi la pérennité de la vidéo 3D à domicile ainsi que l’émergence des casques nouvelle génération pour le visionnage de vidéos. Nous avions déjà mentionné l’impact de l’Apple Vision Pro sur nos habitudes de visionnage et son potentiel à supplanter nos téléviseurs et Home Cinéma. Aujourd’hui, le casque d’Apple n’a pas su convaincre et les casques VR/AR sont encore limités par leur technologie d’affichage.
Le domaine du jeu vidéo n’est pas en reste, puisque certaines consoles comme la Xbox Series X|S supportent désormais le Dolby Vision Gaming. Cette norme offre une gestion dynamique de la luminosité scène par scène, voire image par image, surpassant la précision du HDR10 classique dans les titres compatibles.
HDR10
Le HDR10 reste la norme fondamentale, adoptée par tous les fabricants pour sa flexibilité et l’absence de frais de licence. Si elle utilise une profondeur de couleur de 10 bits, sa limite théorique de luminosité est aujourd’hui repoussée par les écrans de nouvelle génération. Alors que les premiers modèles plafonnaient à 1 000 cd/m², les téléviseurs haut de gamme de 2026 franchissent désormais couramment le cap des 3 000 à 4 000 nits en pic de luminosité. Cette prouesse est rendue possible par les dalles QD-OLED et Mini-LED équipées des nouveaux convertisseurs de couleurs SQD. C’est la norme de référence pour les disques Blu-ray UHD 4K et le standard natif des consoles PS5 et Xbox Series X|S, souvent complétée par sa version dynamique, le HDR10+.
Le contenu compatible HDR
Une fois équipé d’un écran ou télévision HDR, il faut maintenant trouver le contenu compatible. Pour donner un exemple pertinent, si vous possédez un téléviseur 4K, vous ne pourrez pas bénéficier du détail de la 4K à moins que le contenu que vous regardez soit également en 4K. Il en va de même pour HDR, dans la mesure où, pour en profiter, vous devez vous assurer que votre matériel de visionnage prend en charge une telle expérience.
Où trouver du contenu HDR ?
Le catalogue de contenu HDR ne cesse de grandir. Du côté des services de streaming, Netflix et Amazon Prime Video proposent une large sélection de titres compatibles. Cependant, pour profiter du meilleur débit binaire (bitrate) et d’une qualité d’image de référence, il faut désormais se tourner vers Apple TV+ et Disney+, qui proposent la quasi-totalité de leurs productions originales en 4K Dolby Vision. Pour Netflix, vous trouverez plus d’informations sur l’article : Comment profiter du HDR de Netflix sur vos appareils en 4K ou en HD.
Pour les joueurs, un réglage est devenu essentiel : le HGiG (HDR Gaming Interest Group). Il permet de s’assurer que votre console et votre téléviseur communiquent parfaitement sur leurs capacités respectives. Sans lui, les deux appareils tentent souvent d’ajuster l’image de leur côté (double tone mapping), ce qui peut boucher les noirs ou brûler les blancs, dénaturant ainsi le travail des développeurs.
Pour les chaines de télévision, le mouvement est en marche. Mais là aussi il ne s’agit pas de la totalité du contenu. Enfin, il y a aussi les jeux vidéo compatibles HDR. Encore une fois, le liste s’agrandit de jour en jour. Mais pour vous faire une idée, voici quelques titres :
PC – HDR natif confirmé
Jeux avec implémentation HDR natif dans le moteur / rendu du jeu sur PC :
- Cyberpunk 2077 – HDR implémenté nativement dans le rendu du jeu (beaucoup de retours HDR solides). Une référence absolue pour tester les pics de luminosité.
- Metro Exodus / Metro Exodus Enhanced Edition – support HDR natif affirmé dans de nombreux guides HDR PC.
- Control Ultimate Edition – patch récent assure HDR natif sur PC.
- Forza Motorsport
- Forza Horizon 5 – HDR natif sur PC et consoles (souvent cité comme référence HDR).
- Halo Infinite – HDR natif sur PC.
- Gears 5 – HDR natif sur PC.
- Red Dead Redemption 2 – HDR natif sur PC / consoles selon listes.
- Assassin’s Creed Mirage – HDR natif sur PC et consoles.
- Diablo IV – HDR natif sur PC.
Note PC : la qualité HDR peut varier selon les moniteurs, drivers et implémentations spécifiques, mais ces titres se distinguent par un support HDR intégré au moteur. Pour en savoir plus sur les réglages HDR et les jeux optimisés, ça se passe sur notre guide PC dédié.
PS5 – HDR natif confirmé
Jeux avec HDR natif implémenté dans la version PS5 :
- God of War Ragnarök – HDR natif PS5 (HDR10 standard).
- Horizon Forbidden West – HDR natif sur PS5.
- Gran Turismo 7 – HDR natif sur PS5 (souvent cité dans guides HDR PS5).
- The Last of Us Part II Remastered – HDR natif sur PS5 (HDR visuellement mis en avant).
- Spider-Man 2 – HDR natif sur PS5 (souvent listé dans catalogues HDR).
- Final Fantasy VII Rebirth – HDR natif sur PS5 (confirmé par listes PS5 HDR).
- Demon’s Souls (remake) – HDR natif sur PS5 (HDR activé et bien intégré).
Remarque PS5 : le HDR activé dans les jeux PS5 est généralement un HDR10 natif, utilisé dans les options du moteur et non un simple signal « auto-HDR ».
Xbox Series – HDR natif confirmé
Jeux avec implémentation HDR native sur Xbox Series X|S :
- Forza Motorsport
- Forza Horizon 5 – HDR natif sur Xbox Series.
- Halo Infinite – HDR natif sur Xbox Series.
- Gears 5 – HDR natif sur Xbox Series.
- Starfield – HDR natif sur Xbox Series.
- Red Dead Redemption 2 – HDR natif sur Xbox Series.
- Diablo IV – HDR natif sur Xbox Series.
- Assassin’s Creed Mirage – HDR natif sur Xbox Series.
- F1 2021 / F1 22+ – HDR natif sur Xbox Series selon listes générales.
Cette liste se concentre sur HDR intégré au rendu du jeu (HDR10 ou équivalent) et non sur des fonctions système comme Auto-HDR (Xbox) ou faux « HDR » transmis par la console sans support direct du moteur
Est-ce que le HDR est un bon investissement ?
Les standards technologiques évoluent constamment. Mais le HDR est là pour durer. Certes il faudra du temps pour qu’il se démocratise, tout comme la 4K ou même la HD. Étant donné que la 4K est adoptée par le marché avec une facilité et une rapidité remarquable, le HDR devrait suivre le même cap à l’avenir.
L’investissement dans le HDR devient également synonyme de durabilité. L’amélioration de l’efficacité des matériaux, notamment avec les futures encres QDCC de 2026, aide à réduire le stress thermique sur les dalles OLED. En produisant plus de lumière avec moins d’effort électrique, on atténue indirectement les risques de marquage (burn-in), ce qui est un argument de réassurance majeur pour un achat à long terme.
L’avenir du HDR : vers une luminosité sans limites ?
Bien que le HDR actuel soit déjà impressionnant, la technologie continue d’évoluer pour se rapprocher de la vision humaine. En 2026, l’arrivée des « Super Quantum Dots » (SQD) de Nanosys promet d’augmenter significativement l’efficacité lumineuse des dalles QD-OLED et LCD. Cette course aux nits n’est pas qu’un chiffre marketing : elle permet d’afficher des reflets spéculaires encore plus réalistes sans augmenter la consommation d’énergie. À plus long terme, l’horizon 2029 avec le NanoLED (QDEL) pourrait même affranchir le HDR des contraintes actuelles de durabilité des matériaux organiques, offrant des images éclatantes et pérennes.
FAQ – Questions fréquentes sur le HDR
Faut-il obligatoirement un nouveau câble HDMI pour le HDR ?
Pas nécessairement. Un câble HDMI 2.0 (High Speed) est suffisant pour transmettre un signal HDR en 4K à 60 Hz. Cependant, pour profiter du HDR en 4K à 120 Hz sur les consoles de nouvelle génération, un câble HDMI 2.1 (Ultra High Speed) est indispensable.
Le HDR consomme-t-il plus d’électricité que le SDR ?
Oui, en général. Pour afficher des pics de luminosité élevés, le rétroéclairage ou les pixels auto-émissifs doivent être plus sollicités. C’est pourquoi les recherches actuelles sur les « Super Quantum Dots » visent à augmenter cette luminosité tout en réduisant la consommation énergétique.
Pourquoi mon image HDR semble-t-elle parfois trop sombre ?
Cela peut arriver si votre écran n’a pas un pic de luminosité suffisant (nits) ou si le « Tone Mapping » est mal configuré. L’utilisation du mode HGiG en jeu vidéo ou un calibrage correct dans les menus de votre téléviseur permet souvent de corriger ce problème.
Tous les écrans HDR se valent-ils ?
Non. Il existe une grande différence entre un écran certifié « HDR400 » (entrée de gamme avec peu de contraste) et une dalle OLED ou Mini-LED capable de dépasser les 1000 nits. La qualité du HDR dépend directement de la capacité de l’écran à produire des noirs profonds et des pics lumineux intenses.
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Pour moi l’article ne répond pas vraiment à la question.
Le HDR est une histoire de dynamique (en Nb de bits) et de luminosité min/max afin d’adapter une source de manière à « étirer » les noirs et les hautes lumières vers des dynamiques reproduites sur écrans en cd/m2 plus larges.
C’est tout.
Les couleurs n’ont rien à voir dans l’histoire: on peut très bien avoir une gamme de couleurs très riche sans pour autant avoir un écran HDR et une grande dynamique.
Bonjour Yethi38,
Ce n’est pas facile de répondre succinctement, mais une grande partie des informations sont sur cette page.
Tout d’abord, le format HDR (High Dynamic Range ou large gamme dynamique) permet d’encoder plus d’informations sur l’intensité lumineuse. Ce qui a un impact évidement sur le contraste, mais aussi sur les couleurs. Une couleur à une composante « lumineuse », c’est ce qui permet d’afficher des couleurs plus éclatantes ou plus de nuances dans les tons sombres d’une couleur, globalement on peut obtenir des palettes de couleurs plus riches / précises.
Idéalement, le format HDR est enregistré lors du tournage et montage, à cet instant la plage HDR est très large (matériel Pro). Aucun téléviseur grand public n’est capable de rendre l’intégralité des détails de l’image encodés en HDR. On utilise le Tone Mapping pour au contraire restreindre la grande plage dynamique (HDR) du support (ex : BluRay) vers une plage dynamique plus restreinte (du téléviseur).
Mais il y a également des fonctionnalités HDR Dynamic (ce n’est pas vraiment du HDR), pour afficher un contenu SDR (Standard Dynamic Range) et le transformer artificiellement en HDR. Le résultat est rarement convaincant. Dans ce cas, il y a effectivement un « étirement » du contraste (des noirs, des hautes lumières, des nuances).
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