Les Etats-Unis et la Russie s’affronte numériquement sur les réseaux électriques. Les États-Unis ont discrètement semé des logiciels malveillants sur les réseaux énergétiques russes. Ceci en réponse à des années d’attaques russes sur leur propre réseau électrique, selon un article du New York Times.

Citant des responsables interrogés au cours des trois derniers mois, le journal a déclaré que les dernières initiatives ont franchi une nouvelle étape dans la politique américaine en matière d’ingérence de l’infrastructure électrique de la Russie. Sous l’administration Obama, les États-Unis avaient utilisé des outils de reconnaissance pour surveiller les systèmes de contrôle de l’électricité de la Russie. L’administration Trump a fait passer cette activité dans une phase plus offensive, mettant en place un logiciel susceptible de déstabiliser les services électriques en Russie.

L’escalade des affrontements numériques USA et Russie

Cette décision fait suite à des années de provocation de la part de la Russie, qui aurait organisé des cybercampagnes récurrentes visant le réseau énergétique américain.

En mars 2019, le département de la Sécurité intérieure (DHS) signalait que les pirates informatiques russes ciblaient les infrastructures américaines. Notamment les installations énergétiques et nucléaires, mais également les secteurs de l’eau, de l’aviation et de la fabrication. Les hackers infiltraient les organisations partenaires de confiance et les utilisaient comme point de départ pour leurs attaques.

Par ailleurs, la société de sécurité Dragos a récemment affirmé que Xenotime, un groupe de piratage soupçonné d’être lié à Moscou, utilisait son programme malveillant Triton (également appelé Trisys). Ceci pour explorer les réseaux électriques américains en vue d’une éventuelle attaque.

Entre 2015 et 2017, le réseau electrique ukrainier a été la cible de groupe de hacker, supposé russes.

En fait, l’administration Trump a supprimé des contrôles, supprimant les régles de la présidence d’Obama en matière de cyberguerre. Le résultat est que les mesures offensives peuvent être engagées plus facilement, avec moins de bureaucratie.

A lire aussi :

Laisser un commentaire